vendredi 24 février 2017

Madame Ma Mère

... surnommée MMM est une femme exceptionnelle, faites-moi confiance : je relèverai le seul fait qu'elle ait survécu au fait de m'avoir comme fille, ce qui n'est pas chose aisée vu mon caractère de cochon (mais ne dit-on pas "dans le cochon, tout est bon" ?). 

Depuis peu, j'en suis même venue à considérer qu'elle méritait le titre de "sainte". 

J'ai (presque) 47 ans (ne paniquez pas, vous avez encore le temps de vous organiser pour mon anniversaire, je ferai un billet le moment venu afin que vous puissiez me faire parvenir en guise de cadeaux des billets pour l'opéra, une eau de toilettes, une écharpe en soie, une douzaine de roses et une liste de compliments sincères dans la mesure du possible mais en cas de panne d'inspiration, je prends aussi les parfaitement improbables, les fantaisistes et les inventés de toutes pièces), j'avais 13 ans quand j'ai réalisé cette oeuvre post-moderne, futuriste et déstructurée dans le cadre scolaire (je décode "une assiette en peinture sur porcelaine").

Figurez-vous qu'elle la possède encore, religieusement conservée durant toutes ces années ! 


Du coup, j'ai eu des bouffées d'angoisses : est-ce à dire que je devrai moi aussi garder aussi longtemps les horreurs travaux réalisés par Junior (14 ans), Mini (12 ans) et Tom Pouce (7 ans) ? Je suis à deux doigts de l'agonie, mes fistons étant pétris de qualités mais dotés d'une fibre créatrice "relative"...

Que faites-vous de la production artistique de votre descendance ? 

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 22 février 2017

Un art

Je ne sais pas vous mais dans mon entourage, il y a plein de gens qui sont
a) doués en cuisine - par chance, ils me font souvent profiter de leurs compétences et c'est bien agréable, mon envie d'aller au-delà de l'oeuf brouillé étant relative malgré mon plaisir de manger
b) doués en décoration d'intérieur : ils savent trouver le tapis qui donne "la touche de couleur" dans la chambre à coucher, ils savent créer un éclairage agréable dans le salon et mettent des bibelots orginaux dans leur salle de bain.

Je me demande juste pourquoi, lorsque je m'essaie à la déco d'intérieur, le résultat est toujours mi-figue, mi-raisin : je n'arrive pas à avoir une "ligne", un "style", mon chez-moi étant certes magnifique mais composé d'éléments disparates, "ça n'a aucune gueule", à mon grand désarroi. 

Je suis actuellement au paroxysme de l'angoisse : je "dois" choisir un canapé, l'actuel avoisinant davantage la planche du fakir qu'un lieu de délassement - il avait le mérite d'être le moins cher au moment de mon divorce et, partant, de ne pas causer d'acidité gastrico-financière à mon banquier -. 

Aujourd'hui, j'aimerais avoir un salon "agréable", "confortable", qui donne envie de s'installer, de rester, le temps d'un café ou d'une soirée, pour discuter ou pour rêver : comment je fais pour être sûre que le canapé (déjà, deux ou trois places, avec des fauteuils ou pas, quelle matière, quelle couleur, avec ou sans coussin supplémentaire) s'harmonisera avec ma table, mes bibliothèques ? 

Par quel magasin commencer ? Tous le même jour pour comparer ou chaque semaine un autre ? Y aller seule ou avec une personne de confiance certes mais qui n'aura peut-être pas les mêmes goûts que moi ? 

Non, franchement, je sais que je suis capable de comprendre la thèse de Béatrice Despland lorsque je trouverai enfin l'énergie de m'y plonger; en revanche, écumer les rayons, ça, je doute être en mesure d'y survivre dignement. 

Je parviens donc à la conclusion que dans une vie antérieure, j'ai été très riche et que je pouvais m'adjoindre les services d'un décorateur professionnel ! 

Soyez sympas, révélez-moi vos astuces déco, elles pourraient m'être très utiles. 

A bientôt si vous le voulez bien, 

mardi 21 février 2017

Décoder

J'ai hésité entre la "lettre ouverte", comme par le passé, et le coup de gueule, la frontière entre les deux étant minces, je le concède volontiers, le résultat étant rigoureusement le même : j'en ai marre. 

J'en ai marre de ces "quelle chance tu as, toi, j'aimerais bien moi aussi pouvoir (à choix) aller à l'Oktogon, partir à Hambourg avec easyjet, aller courir le samedi au bord du lac ou partir en piste avec des copains pour refaire le monde en buvant moult bouteilles de Chianti et en mangeant des spaghettis alle vongole, passer un dimanche complet à regarder deux saisons complètes d'une série à haute teneur intellectuelle, je peux pas, y a Mari et Gosse(s)". 

Ce que tu ne vois pas, toi, c'est que ces sorties, c'est en quinzaine, parce les enfants ne sont pas avec moi mais avec leur père. Bon, c'est le lot des parents divorcés mais tu oublies juste deux ou trois petites choses à ne voir qu'une face de la médaille : il y a un revers. 

Il y a d'abord le fait que outre ma sortie au bain japonais de Yverdon, je suis passée par la case bureau le samedi matin, pour rattraper mon retard - forcément, la séance avec le prof de Junior, c'est à 15h15, il ne peut pas plus tard, "vous comprenez, après, je rentre à la maison" mais c'est bien sûr, moi, je peux en revanche allégrement partir à 14h45 du travail, facile. 

En outre, je suis seule aussi pour décider si oui ou non, là, sur le coup de 23h00, je descends en pédiatrie avec un enfant malade "que faire avec les deux autres, hein, ça, tu te demandes pas, toi, tu les laisses avec le père". 

Je suis seule pour tenir une ligne qui, sur bien des points, n'est pas partagée par le père, notamment en matière scolaire : c'est, comme tout le monde le sait, très confortable pour un enfant d'entendre "blanc" la moitié du temps et "noir" le reste, ça forge le caractère et c'est aisé à gérer pour un gosse de 7 ou 12 ans. 

Tu oublies les heures que je peux passer à essayer d'accorder mon violon avec le père des enfants, qui a d'autres priorités - qu'on ne se méprenne pas, c'est un excellent père nonobstant nos divergences abyssales - au sujet des accès informatiques, sur le choix des activités parascolaires, sur l'orientation professionnelle, la nécessité ou non d'un traitement orthodontique, "trois fois rien, peanuts, vraiment", ça ne me prend pas du tout la tête, j'adore ça, c'est mon côté maso qui s'exprime. 

Etre séparé-e / divorcé-e, c'est aussi manquer la moitié des vacances, c'est entendre les comparatifs incessants des enfants "avec Papa, on va louer une maison avec piscine pour les vacances", je sais, mes chéris, il y a juste que mes moyens financiers n'y suffisent pas, je n'ai pas son salaire mais les mêmes charges", chose que je ne leur dis évidemment pas, je suis maso mais pas sadique, ils sont déjà assez écartelés.

C'est devoir composer avec les commentaires acerbes de Ex-Mari faits devant les enfants à mon sujet et qu'ils me rapportent sans se rendre compte de ce qui se trame.

C'est aussi devoir régulièrement renoncer à des invitations, des formations, des cours parce qu'ils ont lieu "le week-end enfants" et que je ne peux pas les confier une journée complète à quelqu'un d'autre : quelques heures, parfois, ça rentre dans mon budget baby-sitting, au-delà clairement non, sans parler du fait que de toute façon, je ne les vois déjà pas assez souvent à mon goût.

Alors, vois-tu, mes week-ends en quinzaine, j'en profite parfois parce que je sais voir le verre à moitié plein : au lieu de gémir sur mon sort, à te raconter mes misères, je tente de jouir de ces moments pour me recharger les batteries. 

Et quand tu me demandes "alors, ça va ?", je réponds oui parce que dire non ne changerait pas les difficultés mais elles sont là quand même. 

Alors la prochaine fois, au lieu de me dire "quelle chance", donne-toi aussi les moyens d'aller suivre un cours, de partir aux bains thermaux ou dans une ville européenne avec des copines. 

Le "pire", c'est que je serais même prête à te donner un coup de main si tu as des soucis de garde pour ces escapades, tandis que toi, tu ne peux pas, "tu comprends, on monte au chalet, Jean aime aller en montagnes l'hiver, moi j'aime pas trop le ski".

Alors oui, toute situation a un côté pile et un côté face, j'essaie de voir le tien, je l'ai partiellement vécu, essaie une fois d'appréhender le mien. 

PS. Il y a des pères qui pourraient dire exactement la même chose à certains copains, ne voyez pas dans ma posture féminine la volonté d'affirmer que cette incompréhension n'existe qu'à cause de mon sexe ! 

lundi 20 février 2017

Crescendo

"Non ! Sérieux ? Toi ?"
"Puisque je te le dis, il faut que je te le répète en quelle langue ?"

"Mais depuis quand ?"
"Rome" répondit-elle simplement.

"Ah", regard entendu, "le fameux congrès international de linguistique organisé par une bande de cacochymes prétentieux, je te cite... tu m'en avais parlé avant ton départ parce que tu avais peur d'y aller. Mais attends, c'était il y a six mois, ça !"
"Huit en fait". 

Flore recula pour appuyer son dos contre le dossier de la chaise et, oscillant entre incrédulité et amusement, enchaîna "tu es incroyable, toi, je n'aurais jamais cru que tu oserais, toi et Paul semblez toujours si heureux ensemble".

Et Justine de sourire un peu timidement sans rien répondre : elle n'avait jamais su parler d'elle, préférant se concentrer sur les écrits des autres. 

"Bon alors, raconte, dis-moi tout, je veux tout savoir ! Attends, je commande d'abord, tu bois quoi ?" et Flore de héler le serveur qui passait à proximité : "un expresso, non, attendez, plutôt un café au lait, une tisane menthe et deux moelleux au chocolat, merci". 

"Alors, qu'est-ce qui t'a fait craquer ?" 

Justine sourit à nouveau, confuse mais heureuse aussi de pouvoir se confier, enfin, il est des secrets qui sont trop lourds pour être portés longtemps : "sa bouche". 

"Comment ça, sa bouche ?" 
"Oui, sa bouche, je ne vois que ça".

Flore éclata de rire "tu fais fi de ton voeu de fidélité pour une bouche ? Toi la bourgeoise, mariée avant tout le monde, double rang de perles, robe blanche et tourte montée, tu trompes ton mari juste à cause d'une belle bouche ? Je n'en reviens pas !"

Et alors qu'elle ajoutait un peu de sucre, Justine commença à parler tout en remuant ton thé : "en fait, je ne sais plus très bien comment ça s'est passé, tout est allé très vite, ça a été une semaine si...", elle hésita, regarda les nouveaux arrivants à la table d'à côté, un couple de retraités, des habitués de toute évidence, "intense", reportant son attention sur son amie, "tu sais que ces congrès ont toujours été un calvaire pour moi, surtout lorsque je fais partie des conférencières". 

Flore secoua la tête : "attends, même moi, je n'embrasse pas tous les mecs qui ont une belle bouche, ça ne suffit pas, il doit y avoir autre chose !"

Justine, rougissant un peu, répondit "c'est vrai : il y a aussi sa voix, sa peau, elles sont troublantes, à la fois douces et excitantes, très excitantes même". 

Flore enleva ses lunettes, les planta sur le sommet de sa tête, se frotta le nez et répondit, la mine faussement sévère : "bon, maintenant, viens-en aux faits, ne me fais pas languir, on n'a plus 20 ans, le double d'ailleurs plus non plus, dommage soit dit en passant !"

Pour se donner une contenance, Justine porta la tasse à ses lèvres, but deux petites gorgées, le breuvage était encore très chaud, et se lança alors qu'elle reposait le verre sur la table. 

"L'après-midi du deuxième jour, je devais faire une présentation en plénière de mes travaux de recherches sur... pardon, ce n'est pas le propos, tu t'en fiches, tu as probablement raison, il faut être linguiste pour trouver cela intéressant. Donc, alors que j'avançais vers la scène et le pupitre, très angoissée à l'idée de parler devant 300 personnes, j'ai entendu juste derrière moi quelqu'un me murmurer "courage, tout ira bien, tu es sublime !"

Flore fronça les sourcils "tu n'as pas vu qui c'était ?" 
"Non mais je n'ai pas eu besoin de me retourner, j'avais reconnu la voix, il en est qu'on n'oublie pas lorsqu'elles ont pris la parole le matin même". 

Flore fit un geste de la main, lui intimant l'ordre de poursuivre son récit. 

"Par chance, personne n'a noté ma confusion lorsque j'ai pris la parole : heureusement, personne n'a remarqué non plus que mon regard était planté dans le sien durant toute mon intervention. A la fin de ma conférence, alors que je remontais l'allée, fatiguée mais soulagée, pour reprendre ma place, tout au fond", et Flore de sourire à l'évocation de ce siège au dernier rang, qui avait toujours été celui de Justine durant leurs études, "j'ai croisé son regard, j'ai été si surprise d'y lire du désir que, comme une ado potiche, j'ai laissé tomber toutes mes feuilles, je me suis baissée pour les ramasser et..."

"Et là, bing, coup de foudre ?" riposta Flore qui avait toujours eu un esprit de synthèse particulier. 

"Et là, nos mains se sont simplement touchées, effleurées mais ce contact furtif m'a profondément troublée". 

Le rire de Flore retentit à nouveau à-travers le café, faisant sursauter le serveur appuyé paresseusement contre le comptoir : "je ne vais pas y arriver, fais avance rapide : le premier baiser, c'était quand ?"

Et Justine de rétorquer sans l'ombre d'une hésitation "le même soir, 17 heures 48, dans l'ascenseur, il n'y avait que nous deux, après les conférences, alors qu'on remontait dans nos chambres avant le repas du soir".

"Juste parce que l'ascenseur était désert ?"
"Juste parce qu'il n'y avait personne d'autre dans l'ascenseur, oui, comme deux aimants, je n'ai pas pu résister à cette soudaine et violente attraction, nous...".

"Ok, ok, admettons, tes métaphores sont trop compliquées pour moi, il s'est passée quoi après ?"
"On n'est pas sorti de ma chambre durant deux jours" souffla Justine.

"Deux jours ? La vache, ça a dû être chaud !" fut le commentaire grivois de Flore, peut-être un brin jalouse d'avoir aligné les amants et les gueules de bois depuis ses 20 ans sans avoir jamais connu une histoire aussi passionnée que celle que son amie ébauchait.

"Durant ces deux jours, j'ai perdu le sens du temps, il n'y avait plus que notre désir, ce besoin de s'explorer, de calmer un peu notre faim" dit Justine en léchant la cuillère avec laquelle elle mangeait le fondant que le serveur avait posé devant elle.

"J'aime sa peau, son odeur, son ardeur, son désir, le mien, qui m'a submergée comme une vague. J'étais... ailleurs, j'ai oublié, pour la première fois de ma vie, de penser, je me suis laissée aller, complètement, entièrement, pour ressentir, tout simplement" et Justine de soupirer à l'évocation de ses souvenirs.

Justine regarda son amie, éberluée : jamais, elle ne l'avait vue ainsi, aussi épanouie, aussi légère. 

"Bon, d'accord, c'est bien joli, tout ça mais pourquoi ça dure encore, cette histoire ? Pour qu'une histoire de fesses ait un vague avenir, il faut d'autres ingrédients".

"La sensation que je suis vivante ! Embrasser son cou, son visage, sentir sa bouche, embraser son corps, découvrir que je peux susciter autant de désir, laisser mes mains courir partout sur son corps, sentir les siennes entre mes jambes, ses doigts qui caressent mon sexe, d'abord doucement puis de plus en plus vite... Il y a cet  incroyable bonheur de donner et de recevoir, je...", elle hésita à nouveau, peu habituée à partager sa vie intime avec qui que ce soit, "je n'avais jamais ressenti autant de plaisir de ma vie, je n'avais jamais vécu des orgasmes d'une telle intensité, c'est... magique, c'est bête de dire ça ainsi mais je ne trouve pas de mot plus précis". 

Elle plongea à nouveau la cuillère dans sa tasse pour masquer son embarras et continua : "quand on fait l'amour, il y a de la fougue mais aussi tellement de tendresse, je découvre à quel point mes seins sont sensibles, à quel point j'adore être léchée, partout, je suis enivrée par notre odeur, ce parfum que nos corps exhalent après une nuit ensemble et le matin, au réveil, je jouis grâce à sa langue, nous..." 

Flore appuya ses coudes sur la table, posa son menton sur ses mains jointes et coupa une nouvelle fois la parole à Justine : "ok, ça va, ça va, j'ai compris ! Prier pour le salut de ton âme est vain, je t'épargnerai donc le sermon sur l'infidélité : je veux encore connaître son âge, sa profession et son prénom avant de retourner au boulot".

Justine marqua un temps d'arrêt, une légère hésitation "euh, tu sais...", avant de répondre finalement, un brin de défi dans la voix :  "39 ans, maître d'enseignement à l'université de Genève, Myriam".

vendredi 17 février 2017

Les défauts

En guise de préambule, j'ai des défauts, j'en ai même beaucoup (trop) : excessive, à la logique douteuse, je peux exploser pour une paire de chaussures taille 34 qui traînent dans l'entrée; cynique, je peux être inutilement blessante dans mes propos lorsque la moutarde me monte au nez. Je pousse la procrastination à son paroxysme et ma gestion de mes dossiers est "artistique", ce que je m'évertue à nier urbi et orbi, affirmant avec aplomb et mauvaise foi que l'esprit d'un-e avocat-e est forcément d'être structuré. 

J'arrête là parce que je n'ai pas envie de te perdre, lectrice, lecteur, ce qui serait le cas si j'étais totalement transparente : mon premier paragraphe t'aura quand même donné un aperçu de l'ampleur du "problème".

"Parler de mon sale caractère" ✅ (note à moi-même : aller prochainement à confesse, ça fait un bien fou !)

Il en découle que réaliste, je suis fort compatissante à l'égard des défauts des autres : je m'accommode des retards systématiques de certaines personnes, je compose avec les oublis fréquents d'autres et je suis tolérante face aux singularités culinaires de plusieurs de mes proches. 

En revanche, il est un trait de caractère qu'il m'est de plus en plus difficile à supporter : la couardise. 

Je ne comprends pas ceux et celles qui n'osent pas : qui n'osent pas parler, dire les choses, essayer, se lancer, tester, confronter, proposer, dépasser leurs limites, par confort, par hypocrisie, par paresse. 

Ceux qui échouent ont, au contraire des couards immobiles, au moins essayé : bien sûr, toute entreprise n'est pas vouée au succès et l'échec peut se trouver sur la route. N'empêche, pour réussir, il faut, justement, oser. 

Oser penser différemment, oser croire, oser imaginer, oser voir les choses sous un autre angle, oser se laisser emporter par l'énergie d'autrui, oser devenir acteur et non plus spectateur, oser prendre les choses en main.

Bref, oser, c'est se donner la chance de réussir ! 

A bientôt si vous le voulez bien,

mercredi 15 février 2017

Furtif

Dis, pourquoi tu viens me lire masqué-e ? D'accord, quand les statistiques de mon blog indiquent une connexion depuis le Sénégal ("salut homme sage") et l'Angola ("coucou, toi"), je sais qui ça peut être - à tout le moins selon une certaine vraisemblance -. 

Et alors ? Est-ce tellement important d'être "ni vu ni connu" ? Je ne vois de toute façon pas ce que je pourrais faire - déduire de l'adresse : je ne suis pas de la police.

Bref, reviens quand même, hein, c'est pas le souci, c'est juste que je suis surprise par ton côté furtif. 

Et vous, lectrice, lecteur, jusqu'à quel point veillez-vous à votre anonymat sur le net ? 

A bientôt si vous le voulez bien,